Je suis né dans un petit village d’Europe de l’Est, à une époque où l’on apprenait très tôt ce qu’étaient la peur, le froid et la faim. La guerre a traversé mon enfance comme une ombre silencieuse. Nous manquions de tout, sauf de courage. Être différent, porter une autre origine, suffisait parfois à faire de vous un étranger même chez vous. Alors j’ai appris à me taire, à observer… et à dessiner. Sur des morceaux de papier usés, je traçais des visages, des paysages, des rêves. Le dessin était déjà ma façon de respirer.
L’œuvre commence là où les mots s’effacent....
L’œuvre commence là où les mots s’effacent....
L'exil
J’ai quitté mon pays le cœur lourd, avec une valise presque vide et l’espoir fragile d’une vie meilleure. La France m’était inconnue : une autre langue, d’autres habitudes, d’autres regards. J’ai travaillé dur, souvent dans l’ombre, pour gagner ma place et offrir un avenir digne à ma famille. Puis j’ai rencontré une femme extraordinaire. Ensemble, nous avons construit un foyer, élevé nos enfants et traversé les années main dans la main, jusqu’à son dernier souffle.
Révéler l’invisible
Révéler l’invisible
entre lumière et silence.
entre lumière et silence.
Le trait de lumière
Aujourd’hui encore, malgré l’absence et les cicatrices du passé, je continue de dessiner. Chaque trait raconte une mémoire, une douleur, mais aussi une victoire. Le dessin ne m’a jamais quitté. Il m’a sauvé, accompagné, relevé. Tant que mes mains pourront tenir un crayon, je saurai que la vie continue.